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28 février 2017

Résilience
de Julia M. Tean


Éditeur : Rebelle Editions
Collection : Sans visage
Broché : 140 pages 
Prix : 12€90 (2€99 en numérique)
Sortie : 20 Janvier 2017
Où trouver Julia M. Tean : Twitter / Facebook


Pour ses dix-neuf ans, Vincent s’est offert un parricide. Il a tué son bourreau. Mais peut-on vraiment se libérer de l’emprise du Mal ? Peut-on se reconstruire après avoir subi le pire ? Incarcéré, Vincent doit affronter ses démons, apprendre à se connaître et s’accepter… pour atteindre la délivrance, sa résilience.




Il arrive parfois qu’une lecture me touche, me chamboule tellement qu’il est très difficile pour moi d’en parler. C’est ce qui s’est passé avec « Résilience » de Julia M. Team. Comment mettre des mots sur des sentiments aussi forts ? C’est la question que je me pose encore maintenant au moment où je commence à écrire cette chronique.

J’en ai déjà lu des romans avec des thématiques fortes, bouleversantes, mais celui-ci se classe irrémédiablement en première place de mon top. Cette lecture m’a prise aux tripes, m’a énormément touché à tel point que plusieurs mois après l’avoir lu, je m’en souviens encore parfaitement. Je pense à Vincent chaque jour depuis…

Si j’ai décidé de revenir sur cette lecture plusieurs mois après, c’est juste, car de mon point de vue, la parole de Vincent doit être divulguée, partagée, mais également débattue. Certes, ce personnage est fictif, mais de par le monde, il existe malheureusement des centaines, voir des millions de Vincent… 

Quand on le rencontre la première fois, il vient de commettre un parricide. Partant de ce postulat, je me suis demandé comment je pourrai m’attacher à un personnage ayant commis un acte aussi atroce. C’était sans compter sur le talent de Julia qui arrive en peu de pages à nous dépeindre un personnage touchant, une histoire poignante.

Si Vincent en est venu à une telle extrémité, c’est qu’il avait une (bonne) raison et Julia va au travers de ses 140 pages que compose son histoire, nous raconter comment il en est venu à une telle extrémité.

Il faut savoir que tout au long de notre lecture, nous évoluons sur deux temporalités :

- Le présent :

Vincent assume son acte, se dénonce et il se retrouve derrière les barreaux. C’est un homme fragile, malade. On se demande comment il va pouvoir survivre à l’univers carcéral. Pourtant, dans ce lieu sinistre, il va faire une rencontre qui va lui permettre de grandir, d’évoluer et peut-être même d’atteindre sa propre résilience.

- Le passé :

À mes yeux, c’est très certainement cette partie qui m’a fait ressentir des sentiments très forts, qui m’a bouleversé. L’auteure nous raconte l’histoire (horrible) de Vincent. Enfant rejeté à cause de sa maladie, père violent, mère indigne. Il grandit dans la violence, la haine, le racisme et l’homophobie. Ne connaissant que cela, il subit dans un premier temps, puis il finit par reproduire ce qu’il endure depuis sa naissance.

On dit souvent que les enfants reproduisent les erreurs de leurs parents. Vincent en est le parfait exemple. Pourtant, il lui suffira de deux rencontres pour qu’il se mette à évoluer et à voir la vie différemment de ses bourreaux.

Julia M. Tean en dépeignant la noirceur de l’âme humaine arrive malgré tout à insuffler à son récit une note d’espoir. Tout au long de l'histoire de Vincent, on va se rendre compte qu'il va avoir la chance de rencontrer des personnes qui vont réussir à insuffler de la lumière dans son existence terne. Cela nous prouve que dans les plus mauvais moments que l’on peut rencontrer dans nos vies, il y a toujours une petite chose de positif. La vie n’est pas toute noire, ni toute blanche, parfois, il faut savoir composer avec des nuances de gris.

J’ai trouvé que « Résilience » était une magnifique leçon de vie. Il faut savoir parfois toucher le fond afin de pouvoir rebondir. Même si le personnage principal n’est pas réel, la réalité du texte nous fait voir la vie autrement une fois la dernière page tournée. Et justement, quand j’ai tourné cette dernière page, je suis resté de longues minutes sans voix, me demandant comment j’allais réussir à reprendre une vie normale. Cette lecture m’a changé, l’impression de ne plus être la même personne depuis. Je me suis senti grandir, vieillir. Les sujets abordés tout au long de ces 140 pages sont tellement (malheureusement) dans l’air du temps que cela fait obligatoirement réfléchir.

Il faut dire que l’écriture de Julia y est pour beaucoup également. Certes, le fond est touchant, révoltant, mais la forme renforce le tout. Les phrases sont courtes, tranchantes. Ici, il n’y a pas ou très peu de descriptions. À plusieurs reprises, j’avais plus la sensation de lire un témoignage. À mes yeux, Vincent était et reste une personne réelle. Une personne torturée par la vie.

Quand je suis arrivé aux dernières pages, j’ai craqué… Dire que ce roman m’a touché est un doux euphémisme. Rien ne pourra jamais me faire oublier « Résilience ». Il restera à jamais marqué en moi…

Au final : une lecture bouleversante, mais magnifique. Même si le sujet reste très noir, je me suis retrouvé face à une très forte dose d’espoir. Une histoire que je ne pourrai JAMAIS oublier…

Je ne pouvais pas terminer cet article sans vous notifier que pour tout achat de "Résilience", 1€00 est systématiquement reversé à l'association "Le Refuge", une association dont la vocation est d'offrir un hébergement temporaire et de soutenir les jeunes homosexuels majeurs victimes d'homophobie et de transphobie, notamment dans le cadre de leur propre cellule familiale.

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